cyberharcelement il est temps de tirer la sonnette d alarme

Cyberharcèlement, il est temps de tirer la sonnette d’alarme

Smartphone, iPhone, applications et logiciels espions, que se passe-t-il quand certains se permettent tous les excès ?

Qui se souvient encore des lettres qu'il fallait poster à son correspondant de l'étranger ou des journaux intimes avec cadenas ? C'était il n'y a pas si longtemps et pourtant l'essor fulgurant des smartphones et leur impact est tel, qu'aujourd'hui, sauf s'il s'agit de courriers administratifs ou de factures, la lettre tout comme les journaux intimes paraissent complètement désuets.

Nos portables ont modifié notre façon de vivre et nos habitudes. Ils ont ouvert un nouveau champ de possibles dans lequel tout type de personne peut facilement s'engouffrer. C'est ainsi, qu'aujourd'hui le cyberharcèlement est devenu une véritable préoccupation pour toutes les générations. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le harcèlement digital ne sévit pas seulement dans les couloirs des écoles. Il s'invite, malheureusement, aussi dans les foyers et les lieux de travail.

 

Comment agir en cas de harcèlement digital ?

 

Les nouvelles technologies sont à l'origine de nouveaux comportements et ont offert à certaines personnes des moyens toujours plus inventifs pour s'immiscer dans l'intimité d'une autre. Par exemple, le saviez-vous, les jeunes adolescents qui n'ont pas accès aux réseaux sociaux, notamment à cause du contrôle parental, ont trouvé le moyen d'utiliser Google Doc comme une messagerie instantanée. Un outil qui à l’origine permet de faciliter le travail en équipe. Ils ouvrent un nouveau document au travers duquel ils échangent entre eux, puis le supprime une fois la conversation terminée. Le problème de cette méthode, c'est que Google Doc n'est pas conçu pour ce type d’utilisation. Ainsi, il n'y a pas de système de modération comme sur les réseaux sociaux et aucun filtre. Il est donc facile pour une personne ou un groupe de personnes de se défouler sur une autre sans être réprimandé.

Le harcèlement conjugal fait partie des différentes formes de harcèlement digital. Dans ce cas, le ou la conjointe peut utiliser son smartphone comme un outil pour pister ou pour martyriser son ou sa partenaire. Menaces, géolocalisation, applications et logiciels espions, mot de passe piraté, tous sont autant de moyens que les compagnons au comportement toxique utilisent pour contrôler leur conjoint(e). Le problème, comme le soulève le centre Hubertine Auclert dans son rapport publié en 2018, « Cyberviolences conjugales », c'est que les lois n'encadrent que très peu ou pas, ce type de cas, dans la mesure où le harcèlement digital est souvent difficile à prouver.

Vous pouvez notamment trouver des renseignements sur les moyens que vous avez à votre disposition pour lutter contre le harcèlement digital sur le site de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés).

Néanmoins, saviez-vous que votre iPhone peut aussi être votre allié anti-cyberharcèlement ? Il existe une application, Cyberharcèlement, qui aide les utilisateurs à affronter, mais surtout à reconnaître ce type de situations. Il existe également des applications comme Bodyguard, qui permettent aux utilisateurs de bloquer les messages à caractère haineux, discriminatoire, ou autre avant qu’ils ne les reçoivent. À l’inverse, Rethink, créée par une jeune fille de 17 ans en 2015, envoie une notification d’alerte aux utilisateurs souhaitant envoyer un message ou commentaire blessant.

Une notification après l’autre, peut-être qu’un jour le cyberharcèlement cessera ou sera plus encadré légalement. En attendant, il faut se renseigner, demander de l’aide si besoin, protéger son iPhone et les données personnelles qui s’y trouvent.